Les allocations d’ergonomie et Internet de Telus ne suffisent pas

Le 18 janvier 2021 - Chers membres,

Vous avez sans doute déjà pris connaissance du courriel envoyé le 14 janvier par la direction pour annoncer l’allocation ergonomique et Internet de Telus pour ceux qui sont admissibles au programme de télétravail évolué au cours du deuxième trimestre. 

Dès que la Covid-19 a commencé à avoir un impact sur nos vies professionnelles, le syndicat s’est mis en contact avec la direction de Telus de façon constante afin de représenter vos expériences et vos points de vue, en nous efforçant de vous faire respecter, vous et votre travail, comme il se doit. Depuis le début, un problème majeur a été l’absence de garantie d’un lieu de travail ergonomique à votre bureau à domicile, ce qui est selon nous un droit fondamental. Les mesures mises en place par Telus pour répondre à la Covid ont toujours été marquées par une contradiction : les membres ont été expulsés de leurs bureaux au nom de leur sécurité, mais depuis tout ce temps ils travaillent dans des conditions non sécuritaires.

Il était logique que les besoins les plus immédiats soient traités en premier, comme l’installation d’ordinateurs et la capacité de travailler à domicile, étaient convenables et raisonnables. En conséquence, Telus a fait du bon travail à cet égard dans sa phase initiale. Ensuite, ils se sont traînés les pieds. 

Dans un premier temps, nous avons demandé à ce que les membres soient autorisés à ramener leurs chaises de travail à la maison, ce qui a d’abord été refusé sous prétexte de raisons absurdes telles que l’annulation des garanties des chaises et leur suivi ! Ensuite, nous avons demandé qu’une subvention soit au moins mise en place pour les chaises et autres meubles comme les bureaux. Il est bon de voir que cela s’est finalement produit, mais il n’y avait aucune raison crédible de laisser traîner cela depuis mars dernier jusqu’à aujourd’hui. Il est également injuste que Telus autorise le remboursement rétroactif de l’achat de mobilier ergonomique à ceux qui se qualifient pour le nouveau programme de télétravail évolué au deuxième trimestre, mais n’offre aucun remboursement à ceux qui ont engagé des dépenses d’ergonomie mais ne seront pas admissibles au programme de télétravail évolué. En quoi le fait d’atteindre vos paramètres conditionnés devrait-it affecter le remboursement de vos dépenses de santé et de sécurité ? Sur ce point, la décision de Telus est tout simplement scandaleuse et vous porte préjudice. Et si vous préfériez travailler au bureau ? Pas de remboursement pour vous.

Quant à l’allocation Internet, elle est la bienvenue, mais il y a longtemps qu’elle se fait attendre. Le programme n’aurait jamais dû être supprimé. Les membres ne devraient jamais avoir à payer pour leur propre équipement de travail, c’est un principe syndical depuis plus de 100 ans, et c’est triste de constater que cela pose encore des problèmes lorsqu’on travaille pour une compagnie aussi profitable au XXIe siècle.

Ces changements prouvent néanmoins l’importance d’informer votre syndicat de vos expériences au travail. De nombreux membres ont participé à notre sondage Point sur la COVID-19 en juin, et beaucoup ont déclaré non seulement qu’ils désiraient ces changements, mais qu’ils subissaient de nouvelles tensions et blessures en raison d’un manque d’ergonomie. Vos témoignages sur les enjeux auxquels vous avez été confrontés ont été dûment – et avec insistance – transmis à la direction de Telus, il est donc temps que celle-ci mette en œuvre les mesures de base pour améliorer votre sécurité au travail. Nous sommes fiers de faire avancer vos préoccupations et de rechercher des solutions telles que celle-ci.

Solidairement,

La Section locale 1944 du Syndicat des Métallos